26 avril 2015

Poulet rôti à l'orange et au vin blanc

Un plat familial et parfumé... La recette initiale proposait d'utiliser de l'Arak. C'est un alcool originaire du Moyen Orient au goût anisé... J'ai opté pour le vin blanc, plus commun et qui se marie très bien également avec l'orange. Un de mes derniers plats réalisés à la fin de l'hiver... Maintenant, à nous le printemps !



Pour 4 personnes, j'ai utilisé :

  • 10 cl de vin blanc sec
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 3 cuillères à soupes de jus d'oranges fraîchement pressées
  • 3 cuillères à soupe de jus de citron
  • 2 cuillères à soupe de moutarde en grains
  • 2 cuillères à soupe de cassonade
  • 1 oignon
  • 1 échalion (grosse échalote)
  • 2 petits poireaux
  • 1 gros poulet bio de chez KIRN Robertsau (petit point diététique : pour une version allégée de ce plat, veiller à retirer la peau du poulet)
  • 1,5 orange bio
  • 3 branches de romarin frais
  • 1 gousse d'ail 
  • 1 cuillère à soupe de sésame
  • 1 cuillère à café d'herbes de Provence 
  • 1 cuillère à café de grains roussis (mélange cumin coriandre)
  • 1 cuillère à café de baie de Sichuan
  • Curcuma
  • Sel, poivre  



Préparation 

Fouetter le vin blanc, l'huile d'olive, les jus d'orange et de citron, la moutarde et la cassonade dans un grand saladier. Ajouter 2,5 cuillères à café de sel et du poivre noir (que vous pouvez remplacer comme moi par les baies de Sichuan). Bien battre et réserver. 

Découper les poireaux en gros tronçons ainsi que l'oignon et l'échalion. Mettre dans le liquide préparé précédemment ainsi que les morceaux de poulet (normalement, votre boucher peut s'occuper de vous le découper méticuleusement), les tranches d'orange, le romarin, les graines roussies, les épices, l'ail... Remuer bien avec les mains et laisser mariner au réfrigérateur quelques heures ou toute une nuit (impatients ou pressés, pas d'inquiétude, sautez cette étape !).

Préchauffer le four à 220 degrés. Transférer le poulet côté peau vers le haut et sa marinade sur une plaque à pâtisserie ou dans le lèche frite. Le récipient de cuisson doit être suffisamment grand pour que le tout tienne en une seule couche. 

Enfourner pour 35 à 45 minutes de cuisson (baisser le four si cela grille trop à votre goût). 
Si la marinade a rendu trop de jus : à la fin de la cuisson, mettre le poulet et la garniture dans un plat de service que vous maintenez au chaud. Verser le jus obtenu dans une casserole et porter à ébullition pour obtenir une réduction de cette sauce. 

Arroser le poulet de cette sauce ou mettre dans une saucière pour que les invités se servent à leur convenance.

Ce plat met du soleil dans les assiettes ! Servir avec des légumes de saison, du riz ou du boulgour.


19 avril 2015

Venez dîner chez nous, à Strasbourg ! Grâce à VizEat, le repas chez l'habitant

VizEat, c'est le site qui me permet enfin de recevoir à ma table pour partager et faire découvrir ma cuisine. Ce site s'inscrit parfaitement dans la continuité de mon blog, c'est génial !



Quand j'entends parler de repas chez l'habitant, je pense de suite à "voyage", "partage", "convivialité" et "découverte culinaire"...

Voyageant depuis une dizaine d'années, dans des pays parfois très différents (Asie, Afrique, Moyen Orient, Europe... et le dernier en date le Japon!), j'ai souvent été à la recherche de l'authenticité de la rencontre avec l'habitant... Afin de sentir, de voir et parfois de vivre, même si cela reste une sensation sans doute teintée d'ethnocentrisme, la Culture de la région où je passais. 

Même si vous n'êtes pas voyageur, vous pouvez imaginer combien il peut être parfois difficile, selon les pays et les cultures que vous traversez, de pénétrer dans l'intimité de l'Autre. Avez-vous déjà osé demander à quelqu'un de dîner chez lui pour voir comment cela se passe ? Pas sure que vous obteniez une réponse avec tendresse. Il y a plutôt des pays qui s'y prêtent, et des habitants qui vous proposeront d'emblée de se joindre à leur table, afin de vous laisser entrevoir à quoi cela ressemble un repas "chez eux".


Toutes ces petites subtilités, on peut souvent les retrouver dans les guides touristiques, à savoir qu'il est totalement proscrit ou plutôt indiqué, d'accepter un repas proposé chez l'habitant ... et oui, il y a des pays où on vous le proposera mais où il sera dûment conseillé de ne pas accepter par respect... paradoxal ? complexe ? Oui, vous êtes bien là face à la nature humaine et toute sa richesse.

Je me suis souvent laissée aller à penser que mon rêve serait de tenir une chambre d'hôte et pouvoir proposer des repas chez l'habitant. Pour le moment, je continue de rêver à cette grande maison de maître, parfaitement bien décorée, chaleureuse et qui sent bon les tartes juste sorties du four ...(PS : cher lecteur, si tu es riche et que tu ne sais pas comment placer ton argent, que tu souhaites rendre des gens heureux, tu peux immédiatement cliquer sur l'onglet "contactez-nous", je me ferai un plaisir d'étudier ta proposition... ihiihihi) Mais grâce à VizEat, je peux désormais vous proposer de dîner à ma table et d'apprécier mon accueil chaleureux, la convivialité et la gourmandise d'un repas confectionné avec passion, au rythme des saisons.


Alors, je ne sais pas si on peut faire l'apologie de ce genre de plateforme dite communautaire qui propose ce type de service mais, personnellement, je me dis que cela  peut convenir, à la fois à des personnes qui ont envie de découvrir le cadre du repas chez l'habitant en ayant l'assurance que celui-ci est d'accord, et à la fois pour des personnes comme moi, qui n'ont pas d'ambition de monter un restaurant mais qui sont motivées (à fond !!) par la passion et l'envie de partager un repas autour de sa table, chez soi, pour aussi aller à la rencontre de l'Autre. 

Si un site Internet peut réinventer des liens sociaux, alors pourquoi pas ?!


 Je tiens à remercier mes premiers invités qui étaient Corinne et François. Venus pour un week-end à Strasbourg, ils ont osé tester le repas chez l'habitant dans notre home sweet home. L'expérience était très sympathique, c'était le début du printemps et le soleil était de la partie. D'une grande gentillesse, Corinne m'apporta même un petit pot de jonquille.

Nous avons pris l'apéritif accompagné de mises en bouche dans le salon puis nous sommes passés à table pour le plat principal. Un petit verre de vin accompagnait le tout. Avec beaucoup de gourmandise et après de nombreux échanges autour de la vie à Strasbourg, du quartier de la Robertsau... nous arrivons au dessert. Nos invités étaient très contents et nous aussi ! Un instant de convivialité, un dimanche midi, une expérience à renouveler au plus vite ! Chers invités, on vous attend avec impatience !


En pratique :
  • Si comme moi vous avez envie de tenter l'expérience, vous pouvez vous inscrire sur VizEat, soit pour devenir hôte, soit pour trouver une table où dîner lors de vos prochaines pérégrinations autour du monde. 
  • Le fonctionnement est très simple, si quelqu'un est intéressé par votre proposition (les invités peuvent aussi demander une date à leur hôte), vous recevez un mail et vous confirmez votre disponibilité ou non. C'est vous qui gérez si vous êtes disponible ou non pour recevoir. Les invités reçoivent une confirmation. Entre temps, vous pouvez échanger via le site sur les modalités de votre repas (préférence des invités, allergies, les chercher à un arrêt de transport en commun, les ramener ...).
  • Après leur repas, les invités ont la possibilité de laisser un commentaire sur le site et vous recevez le montant de votre repas 24h après celui-ci.

Futurs invités, si une de mes recettes vous tentent, n'hésitez pas à m'en faire la suggestion 
lors de votre venue ! Je serai ravie de le confectionner pour vous !

  •  S'inscrire sur VizEat : clic ici
  • Voir toutes mes propositions : clic ici
  • Mon petit atelier "réaliser sa pâte à tartiner à la noisette maison" : clic ici
  • Le brunch gourmand : clic ici
  • Le repas typiquement français (cuisine du marché) : clic ici 
  • Enfin, si les dates proposées par le site ne vous conviennent pas, vous avez la possibilité de demander une date, alors n'hésitez plus !

 

Vous êtes les bienvenues à ma table !

15 avril 2015

Muffins au bacon et au gorgonzola mascarpone

Pour ma première table d'hôte, j'ai choisi de réaliser ces petits muffins salés en guise d’apéritif. J'ai pensé, à tort, que le gorgonzola donnerait un goût très fort mais le mascarpone l'adoucit parfaitement. Ils sont tout moelleux et peuvent se préparer à l'avance. J'aime bien utiliser cette recette comme base et ensuite faire en fonction des envies, de la saison...


Pour une dizaine de muffins salés

90g de farine de blé classique
70g de farine de blé semi complète T110 
2 cuillères à café de levure chimique
Sel, poivre, épices de votre choix (j'ai ajouté un petit peu d'herbes de Provence)
2 oeufs
13cl de lait 
150g de gorgonzola mascarpone
5 tranches de bacon 

Préparation 

Préchauffer le four à 180 degrés.

Couper en petits carrés le bacon et le faire griller rapidement dans une poêle à vif sans matière grasse.
Dans un saladier, mettre les ingrédients secs dans un premier temps : farines, levure, sel, poivre, épices. Dans un deuxième temps, faire un puits et insérer au milieu le fromage et le bacon grillé. Ne pas mélanger de suite.

Dans un bol, battre rapidement (l'avantage dans cette recette c'est que tout est rapide) les oeufs avec le lait. Verser le mélange dans le saladier et remuer rapidement sans vouloir amalgamer parfaitement le tout. Je vous rappelle que la condition de réussite des muffins, qu'ils soient sucrés ou salés, c'est que la pâte ne soit pas trop travaillée, il doit subsister des petits endroits où on peut appercevoir de la farine. 

Remplir les moules à muffins, mini muffins ou kouglopf (comme moi aujourd'hui, ne sont ils pas mignons ?!) au 3/4 puis enfourner pour 15 minutes de cuisson.

Conservation dans une boite hermétique ou congélateur (dans ce cas, les passer légèrement au four pour leur redonner une petite croute croustillante). 

12 avril 2015

Panacotta dulcey, compotée pomme et clémentine de Corse, crumble de pain perdu à la châtaigne

Nous sommes de retour de notre voyage au Japon et celui-ci fut vraiment parfait ! La météo était top, les paysages très variés, la cuisine excellente, les japonais adorables... On ne vous en dis pas plus ici car on prépare quelques articles avec nos bonnes adresses découvertes lors de notre passage au pays du soleil levant.

On vous propose aujourd'hui une petite panacotta qui entre dans la composition d'un café gourmand que nous avons servi à la maison. Dans ce café gourmand, nous avons proposé : un financier au thé d'orient (durant l'opération du beurre noisette, je fais infuser du thé ou des plantes dans le beurre afin de donner un goût parfumé au financier), une compotée de pomme au limoncello et un sablé diamant épicé. Une dégustation plutôt sympa !


J'avais acheté du chocolat dulcey chez Mulhaupt en ville et j'ai eu envie d'en faire un petit dessert gourmand. Vous ferez attention à la température du chocolat quand vous le mélangerez à la crème, il ne faut pas qu'il cuise sinon vous risquez de louper votre panacotta - mais je vous rassure, il n'y a rien de sorcier... 

Au dessus de la panacotta au dulcey, j'ajoute une petite compotée de pomme que je mélange à un peu de confiture de clémentine de corse de Louis Septim. Louis Septim est un nouveau partenaire de mon blog, l'épicerie fine en ligne m'a contacté et m'a proposé de tester certains de leurs produits... Lorsque j'ai regardé les produits de gastronomie d'exception qu'il propose, je me suis dit, "wahou, il y a vraiment des trucs sympas ..." mais je ne réussis pas à me décider pour le choix des produits à tester. Ainsi, je leur ai proposé de choisir pour moi, comme ça c'était une vraie surprise ! 

J'ai donc reçu cette délicieuse et raffinée confiture de clémentine de Corse ainsi qu'une rillette d'esturgeon (une recette bientôt...). La confiture de clémentine de Corse est très très bonne, elle n'est pas du tout amère ni trop sucrée, c'est comme ça que je l'aime ! Elle se marie très bien avec le dulcey car les agrumes s'associent bien à lui en général, et leur acidité contrebalance avec la sucrosité de ce chocolat au goût de caramel blond. 

Pour finir, pour apporter un peu de croustillant à cette verrine, j'ai utilisé un reste de pain à la châtaigne que j'avais fait et qui était sec. J'en ai fait du pain perdu que j'ai ensuite passé au four pour le rendre croustillant. Je l'ai émietté pour le mettre au dessus en guise de crumble

Le tout était exquis selon M. Gourmet !

Ingrédients pour 6 verrines 

Crumble de pain perdu à la châtaigne
  • 2 tranches de pain à la châtaigne 
  • 1 oeuf
  • un peu de lait 
  • un peu de sucre 
Compotée pomme et clémentine de Corse
  • 2 cuillères à café de marmelade de clémentine de Corse de l'épicerie Louis Septim (ou plus selon votre goût)
  • 1 pomme douce type golden
Panacotta au dulcey 
  • 125g de lait 
  • 2 feuilles de gélatine bio (J'en trouve au biocoop du centre ville)
  • 210g de chocolat de couverture Dulcey 
  • 250g de crème liquide entière

Préparation 

  • Pour le crumble façon pain perdu
Battre l’œuf et le lait. Mettre les tranches de pain dans le mélange. Ajouter un peu de sucre dessus. Dans une poêle, faire chauffer un peu de beurre et faire cuire le pain perdu. Ensuite, réduire en petites brisures tel un crumble le pain perdu obtenu. Passer au four à 180 degrés le crumble afin de sécher un peu le pain perdu. C'était très bon !
  • Compotée de pomme et de clémentine de Corse
Couper la pomme en petits dés et la faire revenir dans un fond d'eau dans une casserole à couvert. Laisser compotée une dizaine de minutes. Les pommes doivent être fondantes mais pas en purée. Ajouter la confiture de clémentine de Corse qui viendra sucrer la compotée. 
  • La panacotta au dulcey 
Mettre à tremper les feuilles de gélatine dans l'eau froide. Faire fondre le chocolat au bain marie, attention, dans l'idéal, le chocolat doit avoisiner la température de 40 degrés. Je n'ai pas encore de sonde à température, dans ce cas, j'essaye de garder le chocolat très fluide. Dès qu'il l'est, je stoppe l'opération. 
Porter à ébullition le lait et y ajouter la gélatine essorée. Verser petit à petit sur le chocolat fondu. 
Ajouter ensuite la crème bien froide. Mixer environ 20 secondes, il ne faut pas injecter trop d'air. 

Mettre immédiatement dans vos verrines la panacotta obtenue et réserver au frais pendant au moins 2h. 

Dressage 

Une fois la panacotta prise au frais, ajouter au dessus un peu de compotée de pomme et de clémentine de Corse. Pour terminer, répartir au dessus un peu de crumble de pain perdu à la châtaigne. 

Bonne dégustation ! 



Varier les plaisirs et réaliser une compotée ou un coulis de fruits en fonction des saisons.