27 février 2015

Tatin de betterave au chèvre frais

Au moment où je vous écris, je suis bien au chaud sous une couverture douillette en pensant encore à cette petite tatin que nous venons de déguster pour le dîner. Depuis que j'ai réalisé le tatin de navet et d'échalion, j'ai envie de tout passer en mode tatin ! Le léger goût terreux de la betterave, son sucre naturel et son moelleux se fondent parfaitement avec la pâte feuilletée. Le chèvre contrebalance avec sa fraîcheur et son goût salé.
  
Vous aimeriez déguster cet tatin de betterave chez nous ? Vous pouvez vous inscrire sur ViZeat et venir dîner chez nous avec des amis, en couple, en famille... Je peux aussi vous apprendre à réaliser cette fabuleuse pâte à tartiner à la noisette, qui vous fera oublier à tout jamais le Nutella !  



J'ai fait des recherches sur la blogosphère et je me suis dit que cela pourrait être pas mal d'utiliser les betteraves. C'est sur le blog "jveux être bonne" que j'ai trouvé la base de ma recette.

Pour deux tartelettes individuelles, j'ai utilisé : 
  • 2 betteraves (fraîches, de mon maraîcher bio)
  • 1 quart d'oignon
  • 10 g de beurre salé
  • 1 petite cuillère à café de miel 
  • 2 cuillères à café de vinaigre balsamique
  • Pâte feuilletée fraîche (sans graisse hydrogénée)
  • Sel, poivre
  • 2 pincées d'herbes de Provence
  • 1/4 de fromage de chèvre frais (j'utilise souvent le petit billy)
  • 2 cuillères à café de moutarde à l'ancienne 
  • 1 cuillère à café de tahini (pâte de sésame que vous pouvez trouver en magasin bio)
  • 1 pincée de Gomasio (pour saupoudrer sur le dessus au moment de servir, se trouve aussi en magasin bio, il s'agit généralement d'un mélange de sésame grillé et de sel marin)

Préparation 

Dans un premier temps, il vous faudra cuire les betteraves au four durant une heure à 180 degrés. Pour ce faire, peler les betteraves et les emballer individuellement dans du papier aluminium. Les placer dans un plat et cuire au four. 

Couper les betteraves cuites en fines rondelles. Couper le petit morceau d'oignon en lamelles fines. 
Dans une poêle, faire fondre le beurre et ajouter le miel. Répartir les morceaux de betterave et d'oignon. Ajouter le vinaigre balsamique et laisser cuire pendant 10 minutes à feu moyen. Remuer une ou deux fois. Au bout de 10 minutes, couvrir la poêle et laisser cuire encore 5 minutes à feu doux.

Préchauffer le four à 200 degrés. Dans deux moules à tartelettes chemisés de papier sulfurisé, positionner d'abord les tranches de betteraves confites et mettre par dessus les petits morceaux d'oignons restants. Agrémenter le tout de quelques touches de chèvre frais (conserver juste 1 cuillère à café de chèvre frais à utiliser au moment de servir).

A l'aide d'un rouleau à pâtisserie, étaler deux petits ronds de pâte feuilletée. Dans un petit récipient, mélanger le tahini et la moutarde à l'ancienne. Badigeonner les ronds de pâte avec ce mélange et recouvrir les betteraves en veillant à bien faire rentrer la pâte sur les côtés.

Enfourner pour 20 à 30 minutes de cuisson jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée. 

Pour servir, déposer le tatin dans une assiette et ajouter au dessus une petite cuillère de chèvre frais. Saupoudrer le tout avec un peu de gomasio. Déguster bien chaud avec de la salade.

22 février 2015

Penne façon risotto, citron confit et noix de St Jacques

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas rendue dans un atelier pour suivre un cours de cuisine. C'est la venue de ma petite sœur et de son amie qui a occasionné une visite chez Cuisine Aptitude pour un déjeuner. Au menu, le Chef Jean-Yves Roth, nous a proposé un risotto de penne au basilic et citron confit, noix de pétoncle et oignons rouges. Le cours était super sympa et nous avons, toutes les trois, bien apprécié le plat. 


Aviez-vous remarqué que la photo de ce plat apparaît sur la couverture de notre page Facebook ? (et oui ! Vous pouvez désormais nous suivre sur Facebook !) En tout cas, nos amis, invités hier soir pour le dîner, ont vu la photo et n'ont pas loupé l'occasion de nous demander de leur servir ce délicieux plat. Parfait ! J'adore quand mes invités me commandent quelque chose qu'ils aiment ou qu'ils ont envie de découvrir. Vous pouvez aussi venir déguster ce plat dans le cadre de nos repas chez l'habitant en vous inscrivant sur le site VizEat clic ici.
J'ai donc repris la recette en fonction des ingrédients dont je disposais. J'ai remplacé les noix de pétoncle par des noix de St Jacques fraîches, remplacé le basilic par du cerfeuil et des feuilles de céleri branche hachées finement. Enfin, j'ai utilisé des oignons jaunes faute d'oignons rouges chez mon maraîcher.

Je vous propose donc aujourd'hui ma version ici.

Pour 4 personnes, j'ai utilisé : 

  • 250g de penne (si vous avez un gros appétit, vous pouvez rajouter 50 ou 100g)
  • 1/4 de citron confit (la peau et la chair) 
  • 12 noix de St Jacques (petit budget : optez pour des noix de pétoncle)
  • Cerfeuil
  • 1 tige de céleri branche + quelques feuilles
  • 10cl de vin blanc
  • 1 oignon jaune et 1 échalion (grosse échalote)
  • 60g de parmesan frais râpé
  • 2/3 l de bouillon de coquillages (marque Ariaké)
  • 15g de beurre salé
  • 2 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse allégée
  • Huile d'olive
  • Sel, poivre du moulin, piment, herbes de Provence 

Pour la salade et son assaisonnement :
  • 80g de roquette
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1/2 gousse de vanille
  • 1 cuillère à soupe de balsamique

Préparation du plat 

Faire fondre le beurre dans une casserole et faire revenir l'oignon et l'échalion émincés finement. Ajouter le citron confit coupé en petit morceau. Rajouter la tige de céleri branche coupée en petits dés. Ajouter les pennes et faire revenir à feu doux, remuer régulièrement durant 3 à 4 minutes. Rajouter le vin blanc pour déglacer et laisser évaporer à feu vif. 

Lorsque les pennes ont absorbé tout le liquide, mouiller au fur et à mesure avec le bouillon de coquillage au fur et à mesure durant 14 à 18 minutes (ne laisser pas cuire plus longtemps sinon les pâtes seront trop cuites). 

En attendant, préparer les St Jacques. Couper le corail et réserver. Dans un plat, mettre les St Jacques, verser une cuillère à soupe d'huile, assaisonner de sel, poivre du moulin, une pincée de piment ainsi qu'une petite pincée d'herbes de Provence. Mélanger. 

Hacher finement le cerfeuil et les feuilles de céleri branche. Râper le parmesan frais. Réserver. 

Faire chauffer une poêle sur feu vif et mettre à cuire les St Jacques environ 1 minute de chaque côté. Ajouter le corail dans la poêle. Remuer légèrement et baisser le feu (réaliser cette étape lorsque la cuisson des pennes touche à sa fin).

Hors du feu, ajouter le parmesan dans les pennes, bien remuer et terminer en ajoutant la crème. Remuer.

Dans des assiettes creuses, disposer une belle louche de penne, additionner de cerfeuil et de feuille de céleri branche préalablement ciselées. Ajouter les noix de St Jacques. Servir bien chaud.

Si vous souhaitez disposer un peu de salade de roquette à la vanille : 

Dans un saladier, mettre deux cuillères à soupe d'huile d'olive.
Couper une demi gousse de vanille en deux. Gratter avec l'envers du couteau pour récupérer les grains. Les mettre dans l'huile d'olive. 
Ajouter une cuillère à soupe de vinaigre balsamique, saler, poivrer. 
Bien mélanger la roquette dans cette vinaigrette et disposer un petit tas au dessus de votre assiette.


Merci au Chef Jean-Yves Roth pour la découverte de cette délicieuse recette

20 février 2015

Tatin de navet et d'échalion

Tiens, tiens, tiens... Je les avais oubliés ceux-là, au fond du frigo... Que faire de ces petits navets violacés, me dis-je ? Assurément, je n'avais pas envie de les réduire en bouillie dans une soupe, ni d'en faire une purée... 


Bien que je ne me sois jamais lancée dans la traditionnelle tarte tatin aux pommes, j'ai eu envie de tester un tatin avec le navet. Et bien, c'était loin d'être une mauvaise idée puisque nous l'avons dévorée ! Le navet et l'échalion confits avec un peu de miel et parfumés grâce au romarin frais étaient moelleux et très goûteux. Le chèvre frais apporte aussi sa touche de douceur et la moutarde à l'ancienne, badigeonnée sur la pâte feuilletée, assaisonne le tout avec une pointe d'acidité. 

Pour établir ma recette, comme d'habitude, j'ai fait le tour de la blogosphère culinaire pour repérer des recettes intéressantes. C'est celles de  Steph et de Marciatack qui m'ont inspirées le plus, ensuite j'ai fait à ma sauce, avec ce que j'avais aussi dans ma cuisine. 

Pour une petite tatin (2 gourmets)
  • 2 gros navets
  • 1 cuillère à soupe d'huile
  • 1 petite noix de beurre
  • 1 gros échalion (grosse échalote)
  • 1 cuillère à café de miel d'eucalyptus
  • 50g de fromage de chèvre frais (type Petit Billy)
  • Sel, poivre
  • Romarin frais (ou autre herbe fraîche type thym...)
  • 1 cuillère à soupe de moutarde à l'ancienne (avec grains)
  • 1 pâte feuilletée "traiteur" (sans graisse hydrogénée)

Préparation 

Éplucher les navets, et les couper en fines rondelles. Éplucher l'échalion et le couper en lamelles.

Dans une grande poêle, mettre à fondre le beurre avec l'huile (utilisez de préférence une huile résistante à la cuisson longue type Isio 4 ou huile de pépins de raisin). Déposer les lamelles d'échalion et les tranches de navets. 
Remuer délicatement, laisser dorer 10 minutes environ sur feu moyen.

Ajouter le miel, remuer et couvrir. Les légumes vont confire tout doucement durant 10 à 15 minutes sur feu doux.  Saler et poivrer à votre convenance.


Chemiser le fond d'un plat à tarte de papier sulfurisé. Déposer joliment les tranches de navet et d'échalion. Puis déposer par dessus le fromage de chèvre frais en petits tas. 
Recouvrir avec la pâte feuilletée préalablement badigeonnée de moutarde à l'ancienne. 

Enfourner pour 20 minutes environ à 200 degrés. 

Servir bien chaud avec une salade verte. 




Les légumes confits et la pâte feuilletée ne font qu'un, un régal !

16 février 2015

Donuts au four, c'est mardi gras !

La semaine dernière, ma petite sœur et une de ses amies sont venues passées quelques jours chez les petits gourmets à Strasbourg. Ce qui est super avec les filles, c'est qu'elles adorent cuisiner et faire de délicieuses gourmandises, ce qui est vraiment sympa ! Je leur ai proposé de réaliser cette recette de donuts au four que j'avais remarqué sur le blog de Nanou. Ni une, ni deux, nous étions déjà en cuisine dès l'après-midi de leur arrivée pour pouvoir faire monter cette petite pâte à beignet aux abords des radiateurs qui nous réchauffaient aussi ! 



Nous avons divisé les portions en 2 pour obtenir au final 9 donuts. Non pas que nous nous sommes dit que nous arriverions pas à tous les manger, non non non... c'est juste que nous avions prévu pleins de petits ateliers culinaires jusqu'au dimanche, il fallait donc bien se réserver pour la suite !

Pour les finitions, les filles ont choisi de glacer leur donut avec du chocolat praliné que nous avons fait fondre au bain marie. Moi, j'ai eu envie de les recouvrir d'un mélange sucré ginbembre car ce que j'aime dans le beignet, c'est le côté tout moelleux puis le sucre qui crisse sur les dents crrouik crrouikk crouiikk hummmmm 

Par ailleurs, des beignets, cela parait comme toujours gras. On pense friture, huile et on se dit que demain ce sera sur nos hanches, dans nos fesses mais jamais ou rarement dans les chevilles... Pour éviter les trop gros écarts, j'ai trouvé que cette recette trouvée par Nanou était parfaite puisque la cuisson se fait au four.

Certes, comme elle le dit, on ne retrouve pas le côté frit mais c'est tout aussi bon et je les ai trouvé bien moelleux, la pâte avait bien montée en plus. A la sortie du four, on aurait dit des petits pains briochés jusqu'à ce qu'on leur donne ce bel aspect de donut grâce au sucre et au chocolat. 

Tout le monde s'est régalé, n'hésitez donc pas une seule seconde à tester cette recette ;-)


Pour 9 donuts 


160 ml de lait
60 g de sucre en poudre
312 g de farine T45 (de gruau de préférence pour les pâtes levées) 
œuf
1 cuillère à soupe d'huile
1 pincée de sel
1 paquet de levure de boulanger déshydratée 


Préparation 

Faites tiédir le lait, juste tiède sinon il peut empêcher l'action de la levure. 
Dans un bol versez la levure et ajoutez un tiers du lait, mélangez rapidement et filmer le bol pour créer une petite étuve. Laisser reposer 5 minutes.

Dans le bol du robot muni du crochet pour pétrir, verser la farine, le sucre, l’œuf, l'huile, le sel, la levure et le reste de lait . 

Pétrir pendant 5 à 7 minutes à vitesse moyenne (sur mon Kenwoonet, j'ai mis sur vitesse 2, c'était plutôt une vitesse douce et c'était ok) pour obtenir une pâte homogène. 

Former une belle boule de pâte que vous pouvez laisser dans la cuve de votre robot (ou la mettre dans un saladier beurré). Filmer le saladier ou la cuve et laisser reposer dans un endroit tempéré pour que la pâte double de volume environ une heure. Je l'ai mise devant mon radiateur. Ma pâte n'a pas doublé de volume mais elle a bien monté lors de la deuxième phase ce qui a suffit à les rendre bien aérés, bien moelleux donc pas de panique si à cette étape cela ne double pas comme le suggère la recette.

Déposer la pâte sur le plan de travail, avec votre poing dégazer la pâte. 
Séparer la pâte en petits pâtons de 70g environ. 
Les filles ont façonné des petites boules avec les pâtons puis, à l'aide d'une douille (de poche à douille), elles ont fait des trous au milieu pour leur donner une forme de donut. Si vous avez un moule à donut, cela vous facilitera la tâche. Disposer les donuts sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. 

Laisser lever 45 minutes, toujours près du radiateur. Ils ont bien gonflé ! Au point que leur petit trou s'est complètement refermé, du coup, après cuisson, nous avons de nouveau passer la douille au milieu, ni vu ni connu ;-)

Préchauffer le four à 190 °C. Faire cuire rapidement 8 à 10 minutes pour qu'ils soient légèrement dorés .Laisser refroidir les donuts sur une grille.

L'option des filles : Faire fondre du chocolat de votre choix au bain marie et les tremper dedans pour glacer un côté. 

L'option de Mme Gourmet : Faire fondre 20g de beurre salé dans un bol ou une poêle, trempez les donuts dedans puis les rouler dans un mélange sucre et gingembre. 

Les filles ont dégusté leurs jolis donuts pour le goûter avec un bon chocolat chaud, elles pouvaient être fières de leur belle réalisation ! 

Bravo les filles ! 


15 février 2015

Muffins au gingembre confit et au zeste d'orange


Muffins au gingembre confit et au zeste d'orange

Oui, cette recette est ultra facile et cela fait longtemps que je l'utilise comme base. Ensuite, vous pouvez laisser parler votre créativité et y ajouter ce qui vous plaît, ce que vous avez à terminer dans vos placards (comme des fruits secs, amandes, raisins, figues...) ou dans votre réfrigérateur (confiture à insérer au milieu de la pâte, zeste d'agrumes...), mixer les farines (semi complète comme ici, épeautre, châtaigne pour son côté boisé, maïs pour sa couleur pétillante, pois chiche ou quinoa pour son rendu tout poudreux...)... 

L'ASTUCE et c'est ce qui rend la recette ultra facile, c'est qu'on mélange d'un côté les ingrédients secs (farine(s), sucre, levure, pincée de sel, épices) de l'autre les ingrédients liquides (œuf, lait, beurre fondu). Ensuite, on additionne grossièrement, et j'y tiens, on ne cherche pas à amalgamer le tout, il doit rester des endroits où vous voyez de la farine, c'est ce qui donne une ex-ce-llen-te pâte à muffins. 

Temps de préparation : 10 min + 15 à 20min de cuisson
Difficulté : ultra facile

Voici ma version du jour, pour 6 muffins

  • 125g de farine classique T45
  • 25g de farine semi complète
  • 70g de sucre
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 goutte d'huile essentielle culinaire de bergamote
  • Le zeste d'une demi orange bio
  • Une belle poignée de gingembre confit haché grossièrement
  • 1 cuillère à café de confiture d'abricot pays (peut-être remplacé par une autre confiture bien sur)
  • 1 œuf
  • 40g de beurre salé
  • 125ml de lait
  • 1 pincée de sel (facultatif si beurre salé)
  • Sésame



Préparation 

Dans un saladier, mélanger, les farines, le sucre, le sel et la levure.

Dans un autre récipient, mélanger le beurre salé fondu, l’œuf et le lait. 
Ajouter, en vrac, sans remuer, les morceaux de gingembre confit, le zeste d'orange, la cuillère de confiture, un peu de sésame et l'huile essentielle de bergamote.

Verser le mélange liquide sur le mélange sec et mélanger sans trop remuer (la pâte ne doit pas être lisse, la présence de grumeaux est normal pour que les muffins soient bien moelleux).

Remplir les moules au 3/4. Ajouter quelques graines de sésame sur le dessus.

Enfourner pendant 15 à 20 minutes, vérifier la cuisson en plantant un couteau, s'il ressort sec, c'est que c'est cuit. Faire refroidir sur une grille avant de déguster avec gourmandise !

9 février 2015

Courge muscade rôtie & oignon jaune au tahini et au zaatar


 Pour la petite histoire, vous aimez mes petites histoires n'est ce pas ? ;-) Il n'y a pas longtemps, j'ai fait une petite excursion dans une librairie au rayon cuisine... ah quel bonheur, tous ces livres, toutes ces idées, toutes ces gourmandises, j'en ai déjà l'estomac plein...revenons-en à ma petite histoire. Donc, je vous disais que j'étais dans ce rayon et que mon objectif, à la base, était de trouver un ouvrage consacré uniquement à la cuisson des poissons. J'ai trouvé cela facilement jusqu'au moment où je tombe sur ce magnifique ouvrage intitulé "Jerusalem" ... Je me suis littéralement perdue dans ses images de vie quotidienne à Jérusalem et de ses recettes illustrées, paraissant toutes aussi goûteuses les unes que les autres... Bon sang mais ce livre est juste magnifique ! 

Vous allez comprendre pourquoi mon étonnement et ma surprise fut si grande à la lecture de ce livre. En 2011, j'ai voyagé, avec deux amies (clin d'oeil à Jenny et Emilie !) d'abord en Jordanie puis en Israel. La partie du séjour en Jordanie avait été remarquable avec ces multiples facettes, entre villes, montagnes, la géante cité de Pétra (oh oui, je me souviens encore de ces longues heures de marches et tous ces thés partagés avec les bédouins), le désert du Wadi Rum, la mer morte... jusqu'au moment où nous avons du passer la frontière à pied pour rejoindre Eilat en Israël. 

Arrivées là-bas, nous avions pris un bus pour rejoindre Jérusalem, entre étudiants israéliens et militaires et militairEs qui n'étaient aucunement sympathique. Ok, je me dis bon... on verra bien la suite. Durant notre séjour à Jérusalem, en plein cœur de la Via Dolorosa, je me suis étonnée de voir et de sentir cette paranoïa ambiante qui se termina par 3h d'interrogatoire à l'aéroport : vous voyagez avec qui ? pourquoi avec elle ? pourquoi vous n'êtes pas marié ? ouh la la la vous avez des produits palestiniens dans votre sac ... enlevez vos chaussures, passez le portique, remettez les chaussures, enlevez-les, voilà que je feuillette encore ton passeport.... Bref... Sur le coup, cela m'avait vraiment glacé le sang ET je m'étais arrêté à cela.

Jusqu'au jour où, dans cette librairie, j'ai ouvert ce livre et où, j'ai senti une vague d'émotion me surprendre à la vue du dôme du rocher, des scènes de vie quotidienne dans les rues de Jérusalem, ces enfants qui jouent devant le mur des Lamentations, ces épiciers au large sourire qui vous parle de leur huile d'olive et de leurs épices... ces odeurs, ces ambiances, cette fraternité que l'on trouve dans les couvents qui œuvrent pour la paix entre les peuples, ces mêmes scènes que j'avais vues et que j'avais moi-même photographiées : C'est cela que j'aurai du retenir de mon passage à Jérusalem et assurément, j'y retournerai pour me pardonner cette maladresse. Quelques photos (à la fin de la recette)  vous donneront un aperçu de ce voyage.




Sur cette petite note ... 

Alors voilà, ne me dites pas que vous en avez marre de la courge, du potiron, du butternut, de la citrouille, de l'hokkaido et de tous ces cucurbitacées ... car voici une des sublimes recettes de ce magnifique ouvrage "Jerusalem". Je suis certaine que vous allez adorer ! 

Vous n'êtes pas obligé de manger ce plat avec la sauce, les légumes rôties accompagnent très bien une salade, une viande, un poisson... 

Pour 4 personnes
(recette du livre, je vous écris ce que j'ai utilisé à côté)
  • 1 grosse courge butternut d'environ 1kg (j'ai pris de la courge muscade)
  • 2 oignons rouges (j'ai utilisé des jaunes) 
  • 5cl d'huile d'olive
  • 3 cuillères à soupe de tahini (vous pouvez le trouver en magasin bio)
  • 1,5 cuillères à soupe de citron 
  • 1 petite gousse d'ail écrasée
  • 30g de pignons de pin (je n'en ai pas mis)
  • 1 cuillère à soupe de zaatar (mélange de sésame grillé, sel et thym - excellent ! mais j'en avais pas, j'ai remplacé par de l'origan, snif... j'en aurai bientôt, ;-))
  • Sel et poivre
  • Ma petite liberté : 1 pincée de baies de Sichuan et 1 pincée de grains roussis (coriandre et cumin)

Préparation 

Préchauffer le four à 220 degrés (le livre indique 240 degrés mais j'ai trouvé que c'était trop fort)

Réunir les morceaux de courge coupés en tranches et les oignons coupés grossièrement dans un grand saladier, ajouter 3 cuillère à soupe d'huile d'olive (j'ai mis 2 cuillères à soupe d'huile de pépins de raison, plus adaptée à la cuisson longue et à haute température, et une d'huile d'olive). Ajouter une cuillère à café de sel, une cuillère à soupe d'origan (à la place du zaatar), du poivre noir, les baies de Sichuan ainsi que les grains roussis. Bien mélanger le tout. 


Répartir les légumes sur une plaque à pâtisserie et les faire rôtir dans le four pendant 30 à 40 minutes. J'ai baissé le four à 200 degrés pour les 15 dernières minutes. Vos légumes doivent être bien colorés et bien cuits. Vous verrez, cela sera tout fondant. 

Surveiller les oignons qui risquent de cuir plus vite que le potiron. Les sortir du four avant si nécessaire. 

Pour la sauce au tahini : 

Dans un bol, verser les cuillères à soupes de tahini et additionner le du jus de citron, de 2 cuillères à soupe d'eau, l'ail écrasée et 1/4 de cuillère à café de sel. Bien mélanger jusqu'à ce que la sauce ait la consistance de miel, rectifier avec un peu plus d'eau ou de tahini selon la consistance que vous préférez. 

Si vous avez des pignons de pins, vous pouvez les faire griller à sec ou dans un petit peu d'huile d'olive dans une poêle à feu vif. 

Pour servir

Répartir les légumes sur un grand plat et arroser de sauce tahini ou la mettre à côté en guise de condiment. Parsemer des pignons de pins. 




Les auteurs ont grandi à Jérusalem, l'un dans la partie Israélienne, l'autre dans la partie palestinienne. Adultes, ils se rencontrent à Londres et découvrent leur histoire parallèle. A travers ce livre, les auteurs ont le mérite de nous faire voyager et de nous faire découvrir la richesse gastronomique de cette ville, chargée d'histoire.





8 février 2015

Cookies chocolat au lait et mulberries

Temps de préparation :  25 minutes 
(Pensez à sortir le beurre salé à température ambiante 1h30 avant)
Difficulté : facile

Ohh oui, j'adore ces cookies et les varier à l'infini ! Depuis que j'ai trouvé l'astuce ultime, pour obtenir des cookies qui ne s'étalent pas, qui sont croustillants, tout en étant moelleux à souhait à l'intérieur... je m'éclate à tester différents mariages et aujourd'hui c'est du chocolat au lait qui fait une belle alliance avec la mûre blanche

Cookies chocolat au lait et mûres blanches

C'est mon premier partenaire de produits issus de l'agriculture biologique, Agoji, qui m'a fait un super colis garni de baies de Goji (retrouvez ma recette de gelée avec des baies de Goji ici), de mulberries ainsi que de fleurs de Bissap (plus connu sous le nom d’hibiscus). 
Les mûres blanches font parties des "superfruits", antioxydants, riches en zinc et en fer, l'idéal pour lutter contre la fatigue et l'anémie tout naturellement ! 


Pour 12 cookies, j'ai utilise :

  • 50gr de farine T45
  • 50g de farine aux graines 
  • 50g de farine semi complète
  • 50g de sucre en poudre
  • 60g de beurre mou demi-sel au cristaux de sel (beurre mou donc ramolli pendant 1h30 à 2h environ à l'air ambiante et SURTOUT PAS de beurre fondu au micro-ondes par exemple. La consistance ne sera pas la même si votre beurre est fondu).
  • 1 œuf
  • ½ cuillère à café de levure
  • 60g de chocolat au lait coupés grossièrement
  • 60g de mûres blanches
 


Préparation 

Préchauffer le four à 180°C.


Mélanger tous les ingrédients sauf les mûres blanches et le chocolat au lait à l'aide d'une cuillère en bois. Vous pouvez terminer à la main, comme si vous pétrissiez une pâte. 

Puis quand tout est bien mélangé, incorporer les mulberries et le chocolat au lait. 


 Recouvrir une plaque de papier cuisson et faites des tas espacés de cette préparation. 



Enfourner dans votre four à 180°C pendant 8 à 10 minutes maximum (à la sortie du four les cookies sont mous, c'est normal ils vont se durcir en se refroidissant). Conservation : quelques jours dans une boite hermétique.



Le top du top pour un goûter gourmand  :-)

3 février 2015

Filet mignon en croute d'origan et de noix

Temps de préparation :  20min + 45mn de cuisson
Difficulté : facile

La viande, c'est tout un programme pour moi ! Et oui, pendant longtemps, je n'ai pas aimé en manger, écœurée rien qu'à l'idée de voir et sentir un morceau gélatineux ou gras .... bouhhhhh. J'ai trouvé un remède à cela, petit à petit, je me met à cuisiner la viande comme je l'aime, c'est à dire, pas grasse, bien cuite et de bonne qualité. Pour cela, il faut choisir certains morceaux plus que d'autres, votre boucher s’avérera très utile dans ces cas-là et ôter quelques doutes ou à priori que vous auriez à propos de telle ou telle pièce. Pour ma part, j'hésite encore à cuisiner l'agneau mais sait-on jamais, un jour vous verrez peut-être apparaître une recette de cette viande ici ;-)


En attendant la possibilité d'une expérience culinaire avec l'agneau, je vous propose aujourd'hui une recette simple et qui ne vous demandera pas trop de préparation. Pour ce faire, on utilise un filet mignon de porc, partie la moins grasse du porc que l'on retrouve chez le veau et dans le bœuf (appelé filet). Ce sont des parties fines et qui peuvent être coûteuses, pour le porc, cela reste raisonnable. On me dit souvent que certes c'est un bon morceau de viande mais qu'il est moins goûteux que d'autre. Oui oui oui, ok ... ben on verra pour en tester d'autre, chaque chose en son temps ! ;-) 


Pour le petit côté original, j'ai roulé mon filet mignon dans un mélange constitué d'épices et de noix grossièrement concassées. Avec une cuisson au four, entouré de petits légumes d'hiver, c'était le top ! La viande reste moelleuse, tendre et parfumé grâce à l'origan. Les noix, quant à elles, apportent un petit côté croquant. Je me suis inspirée d'une recette de Cyril Lignac pour la petite sauce avec laquelle j'humidifie au fur et à mesure mon filet mignon.

A vos tabliers !

Ingrédients, pour 3 gourmets : 

  • 1 filet mignon de porc de 500g environ
  • 2 belles cuillères à soupe d'origan
  • 1 cuillère à café de grains roussis (mélange coriandre cumin)
  • 1 poignée de noix
  • 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 10cl de jus de citron
  • 10cl d'eau
  • 3 cuillères à soupe de sauce soja
  • 2 cuillères à soupe de miel (que j'ai remplacé par du sirop d'agave)
  • sel et poivre du moulin
  • Pour l'accompagnement : 1 tige de céleri branche, 2 carottes, 2 oignons, 1 grosse poignée de potiron coupé en gros dés. 

Préparation :

Préchauffer le four à 220°C.

Verser l'origan, les grains roussis et les noix concassées grossièrement dans une assiette. Rouler le filet mignon dedans.

Verser une cuillère à soupe d'huile d'olive dans le fond du plat et y disposer le filet.
Verser 1 cuillère à soupe d'huile d'olive sur la viande, enfournez pour 45 minutes. On garde une cuillère à soupe d'huile à rajouter en milieu de cuisson si les légumes commencent à attacher dans le fond du plat. 
Ajouter les légumes coupés en gros dés de part et d'autre du filet mignon. 


Pendant ce temps, mélanger dans un bol, le miel ou le sirop d'agave, le jus du citron, l'eau, la sauce soja, le sel et le poivre. Réserver.

Au bout des 35 minutes de cuisson, baisser le four à 180 °, arrosez le filet mignon de la sauce à base de citron et de soja. 

Poursuivre la cuisson 10 à 15 minutes en l'arrosant de ce jus très souvent. Vous pouvez retourner la viande pour qu'elle cuise uniformément. Bien remuer de temps en temps les légumes qui vont confire, j'adore ce type de cuisson pour les légumes !

Déguster bien chaud ! 

J'ai agrémenté ce bon plat parfumé avec un petit peu de riz Basmati et pour maintenir le tout au chaud, vous pouvez utiliser une petite cocotte.

Viande provenant de chez Philippe Kirn Traiteur Robertsau