29 janvier 2015

Galette des îles

In extremis, il n'est pas encore trop tard pour vous faire part de ma galette des rois de cette année. J'avais testé des variantes avec des noisettes, des épices, de l'eau de fleur d'oranger mais là, j'ai eu envie de tester quelque chose d'exotique ! Avec Monsieur Gourmet, nous avons eu l'idée d'ajouter à la frangipane, une brunoise d'ananas victoria (en provenance de l'île Maurice ou de la Réunion) agrémenté de petites touches subtiles et évasives : le citron vert, le rhum brun, la cardamome et le lait de coco. 




La galette était délicieuse avec son petit côté fruité et frais... Pour votre dégustation, réalisez une infusion de gingembre frais, on s'imagine presque au bord des îles turquoises... bon d'accord, j'exagère légèrement !


Pour 2 galettes individuelles, j'ai utilisé : 

4 carrés de pâte feuilletée de la marque "Crousipâte" (De préférence, toujours choisir des pâtes qui ne contiennent pas de graisses hydrogénées)
45g de beurre à température ambiante
45g de poudre d'amandes
45g de sucre glace
1 oeufs + un jaune pour la dorure
15g de farine

Les petites touches évasives :
1/4 d'ananas victoria
1 cuillère à soupe de lait de coco
1 cuillère à soupe de Rhum brun
Un peu de zeste de citron vert
Quelques graines de cardamome
1 cm de gingembre frais


Préparation :

Sortir le beurre suffisamment à l'avance pour qu'il soit ramolli, on l'appelle beurre pommade. Il ne doit pas être totalement liquide.

Préparer vos petites touches évasives : 
Découper votre ananas et garder en un quart. Bien retirer les petites aspérités brunes, c'est ces petites choses qui font de l'ananas pique en bouche chez les sujets sensibles. Couper ce quart en brunoise, en tout petits dés. 


Faire revenir un peu la brunoise d'ananas dans une poêle avec un tout petit peu de beurre. Ajouter les petits grains de cardamome (il faut récupérer les grains qui se trouvent dans la capsule verte de cardamome) Déglacer avec la cuillère à soupe de Rhum, ajouter le lait de coco, le zeste de citron vert et les petits morceaux de gingembre frais. Bien mélanger le tout et réserver. 

Dans une jatte, mélanger le sucre glace avec le beurre mou, la poudre d'amande, la farine et l’œuf. 
Ajouter votre préparation à l'ananas victoria à la frangipane. 

Répartir cette frangipane sur la première pâte en laissant 2 cm de bordures. N'oubliez pas de mettre une fève à ce moment là! Recouvrir avec la 2ème pâte en fermant bien les bords.

Mettre du jaune d’œufs sur la pâte du dessus pour que ça brille lors de la cuisson. On peut faire des dessins au couteau sur la pâte en faisant attention à ne pas faire de trou.

Cuire pendant 25 à 30 minutes à 200 °C jusqu'à ce que ce soit bien doré. Déguster tiède avec votre infusion au gingembre (faire bouillir de l'eau, ajouter les morceaux de gingembre frais et laisser infuser pendant 15 minutes ou plus si vous aimez son côté piquant). 



26 janvier 2015

Velouté subtil de courge hokkaido

Ah tiens, mais qu'est ce que c'est que cette toute petite courge que voilà sur l'étale de mon maraîcher ? Et bien, me répond-il, c'est une courge hokkaido ! Et bien allez, on va tester ! Surtout que son petit nom me rappelle joyeusement que nous serons en territoire nippon d'ici à peine 2 mois ;-)


Tout comme le potimarron, celui-ci peut-être consommé avec sa peau et, pour la petite histoire, aurait été introduit au Japon par des navigateurs portugais. Je vous propose un velouté très simple à réaliser, relevé subtilement avec quelques épices que j'apprécie particulièrement : la cardamome, le gingembre frais... sans que l'une ou l'autre épice prenne le dessus, pour un résultat comme je vous l'annonçais, subtile ;-). Avant de passer au robot mes légumes cuits, j'ai goûté ce petit hokkaido pour en connaître sa texture et son goût. Il me rappelle vraiment le goût et la texture du marron, il est légèrement sucré et parfumé. 


Pour deux petites portions
  • 1 petit hokkaido débarrassé de ses graines
  • 10cl de lait (ou de la crème pour les plus gourmands)
  • Un cube de bouillon de volaille
  • 1/2 oignon 
  • 1 petite pomme de terre (pour le liant)
  • Quelques fines herbes (ciboulette, ail)
  • Baies de Sichuan 
  • 1 capsule de cardamome
  • 1 cm de gingembre frais
Préparation

Vider le petit hokkaido de ses graines. Bien le laver et le couper en morceaux.


Éplucher la pomme de terre, la couper en morceaux.
Éplucher l'oignon et l'ajouter grossièrement dans la casserole où vous aurez mis l'hokkaido et la pomme de terre. 

Verser de l'eau froide (lorsque vous débutez une cuisson à froid, vous évitez l'élasticité de certains légumes ou féculents telle que la pomme de terre) à hauteur des légumes puis assaisonner avec les épices : le petit morceau de gingembre, la capsule de cardamome, les fines herbes, le cube de bouillon et quelques baies de Sichuan. 


Porter à ébullition les légumes puis baisser le feu jusqu'à ce que les légumes soient cuits (environ 10/15 minutes suffisent, vérifier en piquant les légumes avec une fourchette). 

Égoutter les légumes en veillant à garder le bouillon de cuisson. Retirer la capsule de cardamome. Dans un robot avec l'ustensile couteau ou avec un mixer plongeant, mixer les légumes avec 10cl de lait (ou de crème fraîche ou végétal selon votre choix). Ajouter du bouillon au fur et à mesure selon la consistance que vous préférez. Chez nous, on fait une petite portion version velouté épais et une petite portion velouté plus liquide. 

Déguster bien chaud. 

Vous aimez les courges ? Retrouvez ici ma confiture de Patidou.

22 janvier 2015

Marmelade d'orange au romarin

Ma passion pour la cuisine me pousse régulièrement à tester des recettes que je n'aurai jamais faites auparavant. Pour moi, la marmelade d'oranges, j'ai souvent trouvé cela amer mais aujourd'hui j'ai eu envie de tester. En plus, j'avais une petite commande de pancakes d'un ami... du coup, je me suis dit, quelle confiture pourrais-je lui insérer dans son petit panier garni ? Et bien, ce qui est de saison après tout, c'est bien l'orange ! Je me suis donc lancée dans la création d'une recette, en glanant quelques indices par ci, par là, afin d'aboutir à une recette pas trop amer et surtout parfumée car je m'étais décidée à y apporter une touche un peu boisée, avec du romarin. Le résultat est tout à fait escompté et j'en suis ravie ;-) Pour ce résultat, il vous faut trouver une variété d'orange douce, avec une belle chair (éviter les oranges à jus) et surtout non traitée. 


Par ailleurs, saviez-vous que le mot marmelade vient du portugais qui signifie confiture de coing ? J'ai lu qu'à l'époque de l'Antiquité, les Grecs et les Romarins avaient découvert ce processus de la marmelade, dite de cuisson lente, par le biais de la cuisson de coing avec du miel. En France, le mot marmelade, même si celui-ci est utilisé pour différents fruits, a fait l'objet d'une directive (franchement, quel intérêt de légiférer sur ce genre de truc ! Ooops, je me perds là...) en 1979 et ne s'applique normalement qu'aux produits élaborés avec des agrumes. 

Fidèles amis de la marmelade d'orange ou réfractaire à l'amertume de cette confiote, je vous conseille de tester cette recette de toute urgence !

Pour un petit pot de 120ml, j'ai utilisé : 

1 orange bio non traitée de variété Naveline (son poids environ 250g)
3 gouttes d'huile essentielle culinaire à la bergamote
125g de sucre 
20cl d'eau
1 belle branche de romarin frais

Préparation : 

Laver et essuyer l'orange. Prélever son zeste en lamelle, il vaut mieux éviter de le râper pour cette recette. 
Mettre ces zestes dans une petite casserole avec 20cl d'eau et 25g de sucre. Ajouter les 3 gouttes d'huile essentielle culinaire de Bergamote ainsi que la branche de romarin frais. Porter le tout à ébullition et laisser confire pendant environ 20 min à feux moyen. 

Pendant ce temps, préparer le reste de l'orange. Retirer le reste de peau et la fine pellicule blanche qu'il reste. Les mettre dans un petit sachet de thé, on les utilisera dans la cuisson.

Couper en petit morceau les quartiers d'orange en gardant précieusement son jus. Mettre ces morceaux et le jus dans une casserole et ajouter le restant du sucre (100g). Une fois les zestes confits, ajouter-les avec leur jus qui aura diminué, avec les morceaux d'orange, le jus et le sucre. Ajouter le petit sachet de thé refermé garni du reste de peau d'orange et des membranes blanches.

Faire cuire pendant environ 40 minutes à feu doux. Retirer le sachet de thé garni des restes de l'orange ainsi que la branche de romarin. Pour vérifier la cuisson, comme d'habitude, poser un petit peu de marmelade sur une assiette si cela fige, c'est que c'est bon !

Mettre la marmelade bien chaude dans un petit pot stérilisé dans l'eau bouillante et bien refermer immédiatement.

Vous pouvez conserver le pot de marmelade ouvert pendant une bonne semaine au réfrigérateur. 

Parfait pour accompagner des pancakes bien dodus !


Pour cette recette, je me suis inspirée entre autre, du blog Un déjeuner de Soleil.

19 janvier 2015

Calamarata au thon

J'aime beaucoup les pâtes au thon et j'essaye, au fur et mesure de mes investigations culinaires, de parfaire ma recette. C'est rapide à faire et si bon. Je vous conseille d'utiliser une boite de thon de qualité, j'apprécie ceux de la marque Connétable qui sont souvent de label rouge. Lorsque je vais en Italie, j'achète aussi ces boites de thon Rio Mare que je trouve si bonnes ! En France, on en trouve de temps en temps dans les rayons cuisine du monde ou dans les épiceries italiennes mais c'est assez cher. Quant aux pâtes calamarata, ce sont des pâtes qui ressemblent au calamar coupé en morceau, des sortes de petits tubes, vous verrez mieux sur les photos.  Visuellement, c'est toujours sympa de varier les sortes de pâtes.


Pour l'occasion, je teste aussi le citron combava. On en a tellement entendu parlé dans toutes les émissions culinaires, top chef, masterchef, le meilleur pâtissier... (oui, oui, on les suit toutes !!) que j'ai eu envie de savoir quel est le goût de ce petit citron vert tout bosselé. Je trouve qu'il se rapproche du citron vert, mais avec encore plus de peps et de fraîcheur. Certains disent qu'il rappelle aussi la citronnelle fraîche (je préfère quand même la citronnelle fraîche si on doit choisir entre les deux) et le gingembre (pareil, il se suffit à lui même si on a envie de donner son goût à un plat).
Conclusion : le combava permet d'avoir une autre variante du citron vert avec un peu plus de fraîcheur et de pétillant !


Ingrédients pour 2 personnes : 

100g de pâtes calamarata
10cl de crème fleurette à 12% de MG
5cl de lait 
1 boite de thon au naturel label rouge
Un peu de zeste de citron jaune
Un peu de jus de citron jaune
Un peu de zeste citron combava 
Une 1/2 cuillère à café de préparation pimentée (voir la photo ci-dessous de celle que nous achetons en Italie, sinon, vous pouvez aussi réaliser le chutney de piment ici)
Quelques copeaux de parmesan 
Sel, poivre

Préparation :

Faire cuire les pâtes calamarata (les miennes nécessitaient 16 minutes de cuisson). Pendant ce temps, préparer la sauce au thon. 

Dans une petite casserole, mettre la crème, le lait, les zestes de combava et jus de citron, le sel, le poivre et la préparation pimentée. Faire frémir le tout. Ajouter le thon avec son jus et laisser frémir tout doucement.



Égoutter les pâtes. Verser la sauce au thon sur les pâtes. Râper un peu de zeste de citron jaune avant de servir et ajouter quelques copeaux de parmesan. Servir bien chaud !

Si vous souhaitez en faire un plat encore plus complet, vous pouvez ajouter des petits bouquets de brocolis précuits à votre plat. Un délice !

15 janvier 2015

Chutney au piment (défi cuisine légumes éxotiques)

Vous entendez piment et vous avez déjà le gosier en feu ?! Mais non, rassurez-vous, cela dépend de la manière dont vous utilisez votre piment... et quel type de piment vous utilisez. Ce que je préfère, c'est quand le chutney ou la sauce pimentée relève le plat subtilement, chauffe un peu le palais afin d'ouvrir les papilles ... en aucun cela doit "arracher". Alors, si comme nous vous aimez relever vos plats avec une petite sauce pimentée, vous pouvez facilement réaliser ce chutney qui se conserve environ 1 mois au réfrigérateur. Petite recommandation qui a son importance : utiliser des gants jetables afin de ne pas se brûler les mains. 


Par le biais de cette recette, je participe au défi cuisine du site recettes.de qui référence mon blog. Ce mois-ci, le thème c'est la cuisine des légumes exotiques, excellent, je rentre pile poil dans le thème grâce à mon chutney composé de piment antillais, d'herbes pour la sauce chien ainsi que du gingembre frais ! Allez vite faire un tour sur leur page : http://recettes.de/defi-legumes-exotiques
Par ailleurs, c'est un petit clin d’œil aux Antilles et plus particulièrement la Guadeloupe d'où vient M. Gourmet  ;-) Retrouvez les recettes de Guadeloupe sur leur site en cliquant ici.  
Le défi est ouvert jusqu'au 31 janvier 2015 et on peut y participer 3 fois, donc je vous dis à bientôt pour d'autres recettes de légumes exotiques
Si vous cherchez une petite douceur antillaise sur mon blog, cliquez sur ce lien, le tourment d'amour !




Pour un petit pot de chutney, il vous faut : 

1 petit piment rouge antillais (vous pouvez en mettre plus si vous voulez quelque chose de plus fort)
2 oignons
3 cuillères à soupe d'épices à sauce chien (mélange en général constitué de Persil, oignon, ail, piment...)
huile d'olive 
1 petite tige de céleri branche 
2cm de gingembre frais
Sel, poivre
Curcuma



Préparation : 

Éplucher l'oignon, le gingembre frais, équeuter le piment ainsi que la tige de céleri branche. Les couper grossièrement et les mettre dans la cuve du robot muni de l'ustensile couteau. Ajouter de  l'huile d'olive (je dirai environ 10cl), du sel, du poivre, une belle pincée de curcuma et les épices de la sauce chien.

Mixer jusqu'à obtention d'une farce en petits morceaux, cela ne doit pas être une purée non plus.



Dans une poêle sur feu vif, mettre cette préparation et laisser cuire pendant 5 minutes en remuant de temps en temps. Être vigilant avec les vapeurs de piment (on pense à mettre sa hotte à fond voire ouvrir la fenêtre) ainsi qu'avec les projections. Vous pouvez ajouter de l'huile d'olive au fur et à mesure, le mélange ne doit pas sécher.

Mettre dans un pot et ajouter de l'huile d'olive pour garantir la conservation (un mois au réfrigérateur).

 

14 janvier 2015

Financiers au maracuja (fruit de la passion)

M. Gourmet adore les financiers ! C'est son petit gâteau préféré à l'amande. J'avais déjà testé plusieurs mariages avec des fruits (framboises, cerises...) ainsi qu'en remplaçant l'amande par la noisette ou encore la pistache (clic). Il s'avère que le fruit de la passion explose en saveur dans ces petits financiers. Son petit côté acidulé au goût tout particulièrement exotique, fait une alliance parfaite avec l'amande. Nous avons adoré et les petits financiers sont partis très vite ! De plus, j'adore le nom de ce fruit, la passion c'est une chose qui me traverse pour pleins de domaines !
Choisissez vos fruits de la passion tout fripés, c'est comme ça qu'ils sont bien mures. Vous pouvez enlever les petites graines et ne garder que le jus, mais je trouve que les graines apportent une petite touche de croquant dans les financiers tout moelleux.  
Ce que j'aime dans la réalisation de cette recette, c'est que, lorsqu'on la maîtrise, cela devient ultra rapide à faire ! Vous pouvez aussi les réaliser la veille pour le lendemain, cela se garde bien. J'ai aussi testé la recette d'un grand pâtissier qui indique de laisser reposer la pâte quelques heures avant de cuire les financiers. Cette fournée était bonne mais n'avait rien de plus... conclusion : grâce à cette recette en question, je sais désormais que la pâte à financiers peut se préparer plusieurs heures à l'avance ;-)

Idéal pour un café gourmand par exemple ;-) 



Ingrédients pour 8 mini financiers : 

52g de beurre

55g de sucre glace

55g de blancs d’œufs (2 blancs)

30g de poudre d'amandes

17g de farine
3 fruits de la passion
Quelques amandes entières (facultatif)




Préparation :



Réaliser un "beurre noisette". Mettre le beurre dans une petite casserole sur feu moyen, et dès qu'il ne fait plus de bruit, le retirer du feu. Filtrer avec un petit chinois pour enlever les dépôts et verser dans un récipient froid. 


Dans le robot muni du couteau, mixez ensemble le sucre glace et les amandes (préalablement torréfiées et moulues finement, si comme moi vous les prenez entières. Sinon, jouez la simplicité et utilisez de la poudre d'amande). 


Versez ces poudres dans une jatte, ajouter la farine.
Ajoutez les blancs d’œufs, et mélangez au fouet (à la main).
Ajoutez ensuite le beurre noisette et mélanger, un vrai jeu d'enfant ! Pour finir, ajouter le fruit de la passion (l'ouvrir en deux et racler l'intérieur avec une cuillère à café, s'il est bien mûre, cela  se détachera tout seul).

 
Versez dans des petits moules. J'ai ajouté une amande entière au milieu de chaque financier (facultatif).




Enfournez pour environ 13/15 min, vérifiez de temps en temps, j'aime les enlever quand ils commencent à colorer. De ce fait, ils auront les bords un peu croustillants alors que l'intérieur sera tout moelleux. 
 

Démoulez les financiers et laissez-les refroidir sur une grille. 


A mon avis, vous n'aurez pas besoin de conseil de conservation, tout sera mangé ! Bon, si vous êtes des sérieux, vous pouvez les mettre dans une boite hermétique... Ce serait courageux de votre part ;-)


9 janvier 2015

Lasagne à la bolognese et à la burrata

Ahh la cuisine italienne, toute une passion ! Tout en continuant d'explorer mon livre "My Little Italy" de Laura Zavan et de profiter de mes vacances, je prends le temps de faire de bons plats mijotés pour mes invités. Les lasagnes, c'est un plat que j'aime faire à l'avance et congeler, pour pouvoir le sortir le jour de mon repas et le passer au four avant que mes invités n'arrivent.
De cette manière, pas de stress et en plus, vous pouvez offrir un beau plat copieux et fait maison.
En début d'année, avec mon petit gourmet, nous avions fait une petite session pâte fraîche que nous avions déclinée en plusieurs variétés de pâtes : des plaques à lasagne, des tagliatelles à la farine de châtaigne et des linguini au curcuma... c'était du boulot mais nous étions fiers de nos réalisations ! A l'époque, je n'avais pas encore repris le blog donc la recette n'est pas ici mais on devrait se remettre prochainement dans ce genre de session !!


En attendant la session pâte fraîche, j'ai utilisé ici des plaques de lasagne aux épinards que nous avions ramené de notre séjour en Italie. Quand on va là-bas, où lorsque l'on voyage en général, notre mission préférée est de rapporter un maximum de produits culinaires de notre périple !! Le reste de la recette, tout est fait maison. Ce que j'aime faire, c'est préparer la sauce tomate la veille, pour que les goûts se mêlent bien entre eux et refaire mijoter le lendemain. 

Recette de base et légèrement modifiée issue de "My Little Italy" de Laura Zavan :

Pour 8 à 10 portions généreuses, j'ai utilisé : 

400g de pâte à lasagnes aux épinards

Pour le ragù (la viande ainsi que le jambon serrano proviennent de chez Philippe KIRN traiteur)
250g de bœuf haché (basse côte)
250g de veau haché (épeaule)
50g de jambon cru
100g de chair à saucisse blanche ou paysanne
100g de carotte
100g d'oignon
100g de céleri branche
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
40g de beurre 
20cl de vin blanc sec ou rouge
25cl de bouillon 
680g de purée de tomates 
Un petit bocal de cèpes deshydratés
1 bouquet garni (thym, romarin, laurier) : j'ai utilisé une feuille de laurier et de l'origan séché
1 clou de girofle 
sel, poivre

Pour la béchamel, j'ai utilisé : 
Chez nous, on aime pas trop quand il y a plein de béchamel dans les lasagnes, j'ai donc réduit de moitié la proportion proposée par le livre. 

35g de beurre doux
35g de farine
1/2l de lait demi écrémé
sel, poivre, noix de muscade
j'ai ajouté un peu de curcuma 

Pour gratiner et apporter du moelleux :
500g de burrata égouttée 
(on peut utiliser du parmesan, de la mozarella, de l'emmental...)

Crémeuse à souhait, la burrata est un fromage « farci » à pâte filée proche de la mozzarella dont elle est un sous-produit (dans le sens noble du terme). Quand on l'ouvre, ça coule comme de la bonne crème fraîche. J'ai trouvé ce produit dans ma supérette de quartier, les 250g coûtent environ 5€, ce qui je vous l'accorde, n'est pas donné mais j'avais envie de tester pour son côté tout moelleux tout crémeux tout délicieux. 


Préparation, top, départ : 

Le Ragù  :
  • Couper les légumes, la viande et le jambon en petits morceaux (j'ai coupé tout en mini cubes, sauf la viande que j'ai fait hacher par mon boucher de prédilection). Vous pouvez écraser la viande à l'aide d'une fourchette afin de bien la détailler.
  • Faire revenir le tout dans l'huile d'olive et le beurre, durant 20 à 30 minutes. Lorsque cela accroche, verser le vin pour déglacer et laisser évaporer le liquide. Saler et poivrer. 
  • Ajouter les champignons coupés en tranches fines. Ajouter le bouillon, le bouquet garni et le clou de girofle. Si vous utilisez des cèpes déshydratés, les mettre à tremper au préalable dans de l'eau tiède et utiliser le jus comme bouillon.
  • Couvrir et remettre sur le feu sur le feu pendant 40 minutes. Ajouter les tomates à mi-cuisson. La sauce doit être épaisse. 


La béchamel :
  • Faire fondre le beurre dans une petite casserole à feu moyen doux (j'ai mis 5 sur 9 puis j'ai baisser sur 3 pour la phase d'épaississement) . Saupoudrer la farine dessus en remuant à l'aide d'un fouet.
  • Quand le mélange se colore légèrement, verser le lait sans cesser de remuer pour éviter les grumeaux. 
  • Laisser épaissir durant 10 bonnes minutes en remuant très régulièrement à feu doux. Saler, poivre, râper un peu de muscade et ajouter du curcuma si vous le souhaitez. 
  • Laisser la béchamel refroidir, si vous la trouvez trop épaisse, rien ne vous empêche de rajouter un peu de lait ou de bouillon :-)

Pour le montage des lasagnes : 
  • Faire pré-cuire 1 à 2 minutes les plaques de pâte dans l'eau bouillante salée (j'ai mis un petit cube dans l'eau) additionnée d'un peu d'huile (évite que les plaques collent entre elles)
  •  Beurrer un plat à gratin très légèrement. Verser un peu de béchamel au fond et alterner une couche de lasagne, une couche de ragù et un peu de burrata coupée grossièrement. 
  • Répéter l'opération trois fois en terminant par la béchamel. Garnir de burrata et de son jus. 
  • Passer le plat au four pendant environ 30 minutes jusqu'à ce que ce soit bien gratiné. 


Servir avec une salade verte.  Bonne dégustation les petits gourmets !


4 janvier 2015

Divine pâte à tartiner à la noisette home made, oubliez le Nutella !!

Vous ne jurez que par le Nutella ? Alors, accrochez vous car si vous réalisez cette recette, plus jamais vous n’achèterez cette infamie de Nutella !
Avez-vous déjà gouté des noisettes du Piémont en Italie ? Ce sont les meilleures ! Lors de notre dernier séjour en Italie du Nord, nous sommes allés à Stresa, une petite bourgade avec des grands hôtels luxueux au bord du lac Majeur. On y trouve aussi de superbes petites échoppes avec des produits italiens où nous avons pu gouter ces fameuses noisettes. Je vous assure, vous avez l’impression que la noisette, croquée puis fondue sous la langue, vous raconte une histoire et vous envoie des images mentales de pâte à tartiner !! Ah oui, c’était toute une histoire cette dégustation… après on a continué avec les amaretti…Ect 



Pour cette recette, je n’avais pas ces délicieuses noisettes italiennes (c’était bien la peine de vous faire saliver hihi) mais j’ai récupéré chez ma maman la quantité nécessaire de noisettes bien fraîches qui avaient été ramassées soigneusement. Elles avaient aussi ce bon petit arrière goût de pâte à tartiner mais pas autant que celles du Piémont ! Cependant, je me suis lancée dans cette pâte à Michalak (oui, du nom de son créateur !) et c’est un bonheur ! Pour éviter de lécher complètement la spatule après la mise en pot, j’ai repensé longuement à mon suivi diététique de 2014 qui m’a valut tant d’effortsssssssssss … et je n’ai pas craqué, mais je sais déjà ce qu’il y aura sur mes tartines demain matin ;-) 



N’ayez pas peur, la recette a plusieurs étapes qui demandent un peu de temps, mais honnêtement, il n’y a rien de compliqué mise à part peut-être, la réalisation du caramel. D’ailleurs, cette étape n’a pas été superbement bien réalisée pour ma part, je pense que ma plaque était un peu trop chaude du coup le caramel a cuit trop vite. Je vous conseille d’être bien attentif lors de cette étape car le caramel doit rester bien clair normalement. Le mien n’a pas brulé mais c’était limite et du coup il rend une petite amertume qu’il ne devrait pas y avoir. Au final, je trouve qu’on ne la sent pas dans la pâte à tartiner donc j’ai sauvé les meubles !!

Merci pour toutes les explications du blog C’est ma fournée

Ingrédients, pour environ 750g de pâte à Michalak, j’ai utilisé :

270g de noisettes entières de qualité
120g de sucre en poudre 
150g de sucre glace
150g de chocolat au lait à 40% de cacao
25g de poudre de lait entier
10g de cacao amer en poudre
5g d'huile de pépins de raisin (ou de tournesol)
3g de sel fin

Préparation :

Faire torréfier les noisettes : les mettre sur une plaque garnie de papier sulfurisé, et les laisser 15/20mn dans un four préchauffé à 180°. 


 Les noisettes doivent être presque noires. Voici mes noisettes au bout de 15/20mn. 



(Dans la recette originale, Michalak indique de les laisser 30 voire 40 minutes dans le four. Comme sur le blog de C’est ma fournée, elle a indiqué avoir testé avec 15 min de torréfaction, je me suis rangée à son avis pour ne pas bruler mes belles noisettes).
Ensuite, afin d'ôter leur peau, il suffit de bien les faire rouler à l'intérieur d'un tamis, ou, à défaut, d'un torchon propre. Personnellement, je les ai prises une à une et les ai frottées dans le creux de la main. Un peu fastidieux mais la technique du torchon ou du tamis n’enlèvent pas tout. 


Puis, dans une petite casserole, faîtes un caramel à sec. Il est important que la casserole soit à fond épais, sinon le caramel va brûler sur les bords. Jusque là je n’ai pas eu de souci. Pour faire le caramel à sec, il faut ajouter en trois fois les 120g de sucre en poudre, sur feu assez vif… c’est là que cela se complique pour moi : je pense que j’ai mis ma plaque trop forte (7 sur 9), pour sauver les meubles, dès que j’ai vu que le caramel prenait une couleur trop foncée, c'est-à-dire trop cuit, j’ai baissé ma plaque (5 sur 9), donc quasiment à feu moyen.
Le procédé consiste à mettre 40g, on attend que ça fonde, remettre 40g, on attend...ON NE REMUE JAMAIS !!  Par contre, à la fin, on donne des mouvements de rotation à la casserole afin d'aider les derniers 40g à fondre, puis on retire tout de suite la casserole du feu, on ajoute la moitié des 3g de sel (j’ai oublié, c’est pas grave ;-)), et, à l'aide d'une maryse, on verse immédiatement ce caramel sur du papier sulfurisé, afin d'obtenir une couche assez fine. Il ne doit pas être trop foncé, sinon il sera amer (et oui c’est le cas, mais comme je vous le disais tout au début, la pâte à Michalak n’en est pas moins réussie).
Le caramel va durcir assez vite. Cassez ensuite cette feuille de caramel en petits morceaux.

 
Puis mixez-là avec 120g des noisettes torréfiées, jusqu'à l'obtention d'une pâte semi-liquide afin d’obtenir ce qu’on appelle le PRALIN. 

 
Retirez ce pralin de la cuve de votre robot et réservez.
Dans le robot, ajoutez maintenant les 150g de noisettes restantes et les 150g de sucre glace. Mixez jusqu'à l'obtention d'une pâte assez compacte : c'est la PATE DE NOISETTE.


Surtout n’hésitez pas à goûter à chaque étape afin de sentir les différents goûts et textures… ou juste pour le plaisir ;-)

Faîtes fondre au bain marie les 150g de chocolat au lait, ajoutez-les à la pâte de noisette, ainsi que le reste du sel, et mixez à nouveau. Vous obtenez alors ce qu'on appelle du GIANDUJA lait noisette. 
 Ajoutez enfin le pralin, la poudre de lait, l'huile et le cacao, puis mixez à nouveau :
 

Au départ, le mélange peut paraitre assez compact, mais plus vous mixerez plus il deviendra liquide. C’est ma fournée nous indique que dans la recette de Michalak, il disait de mixer 5mn, mais au final la pâte était un peu trop liquide pour elle. J’ai donc été vigilante sur ce point là et j’ai mixé au fur et à mesure et moins de 5min (pour ceux qui ont des robots puissants, mixez petit à petit et vérifiez plutôt que de vous retrouver avec une pâte trop dure ou beaucoup trop liquide. Chez moi, la pâte obtenue est liquide mais pas trop, c’est comme ça que je l’aime !

Un réel succès cette pâte à tartiner maison !


 Les fameuses noisettes du Piémont dégustées à Stresa




Piccata de veau et Bed & Breakfest "Aurora" au lac d'Orta (Italie)

Si vous êtes pressés, voici une recette qui vous permettra de réaliser une repas équilibré très rapidement et très simplement. J'adore suivre les recettes du blog Un déjeuner de soleil qui propose des recettes de cuisine italienne dans toutes les déclinaisons. Cela me rappelle aussi les bons restaurants que l'on peut faire lorsque l'on se rend en vacances en Italie.
D'ailleurs, nos deux derniers séjours dans les lacs italiens (Orta, Majeur...) nous ont permis de découvrir une super chambre d'hôte, le B & B Aurora situé au lac d'Orta, le lac le plus "sauvage" de tous les lacs italiens. On vous met quelques photos (tout en bas de l'article) de notre dernier séjour et on se tient à votre disposition pour vous vanter les mérites de Tina et Walter dont l'accueil est chaleureux et gourmand ! 

Revenons en à ce plat, il vous faudra de la viande de veau toute fine, moi je l'ai pris chez Kirn comme d'habitude et celle-ci était délicieuse. On pourrait penser, à tort, que la viande devient sèche à la cuisson vue sa finesse, mais il n'en est rien - La viande reste tendre et goûteuse. Vous pouvez déglacer avec du citron et ajouter du Marsala Fine (à priori pas celui que j'ai utilisé qui est déjà mariné avec l'amande amère, pour en donner un apéritif - je n'ai pas trouvé le Marsala Fine de base dans mon Simplette de quartier). 

J'ai servi la viande avec des légumes d'hiver (carotte, poireau, navet, céleri, chou blanc) préalablement cuit dans mon bouillon de poule (recette ici). Ensuite, j'ai passé les légumes au four pour leur donner un peu de croustillant par endroit.

Pour 2 petits gourmets : 
Multipliez les doses selon le nombre de convives ;-)
Recette trouvée chez Un déjeuner de soleil 

  • 200 g de grenadin de veau en tranches fines de quelques mm (demandez à votre boucher de les aplatir, il a un ustensile spécial qui, en deux temps trois mouvements, les rends toutes fines)
  • 1/2 citron jaune 
  • 45 g de beurre (j'ai utilisé de la margarine)
  • sel et poivre
  • vin blanc sec ou Marsala (Marsala Fine) pour déglacer (facultatif)
  • persil plat pour servir (facultatif)
  • farine


Préparation : 


1. Essuyer les tranches avec du papier absorbant pour retirer l'humidité. Les passer dans la farine et tapoter pour retirer l'excédent (il faut juste une fine couche).

2. Si vous ne pouvez pas tout faire cuire en une seule fois, faire fondre un tiers de beurre dans la poêle sans le faire colorer puis y faire dorer des deux côtés un tiers des escalopes. Retirer et mettre de côté, au chaud. Procéder de même avec le reste de viande et de beurre.

3. Remettre la viande dans la poêle (on peut aussi faire sans) et déglacer avec le jus de citron et le marsala (facultatif). Laisser la sauce réduire un peu. Saler, poivrer et servir chaud, avec la sauce.
Déguster avec des légumes de saison. C'était fameux, je trouve que si vous êtes deux gourmands, vous pouvez opter pour 250 g de viande de veau.  

On vous laisse voyager un peu chez Tina et Walter et près des lacs italiens.

Le lit douillet du B&B

 La terrasse couverte avec vue sur le lac d'Orta

 Le balcon le long de la chambre, vue sur le lac

 Petit salon (lorsque vous êtes 2) qui se transforme en chambre pour 2 personnes quand vous êtes en famille

 Les bains de soleil sur la 2e terrasse

 Un petit hamac au soleil pour le repos après la route. La première fois, nous avons eu 3h de bouchon au tunnel du St Gothard. Cette année, on ne s'est pas fait avoir, on est partit très tôt dans la nuit et c'était parfait !
Vue sur le lac d'Orta depuis la chambre. C'est paisible, romantique et joli. 

 Ballade à Stresa, vue sur les îles Borromées

J'adore prendre les funiculaires pour avoir de belles vues ! Après une petite marche, celui du Mottarone vous offre une belle vue sur les lacs.